THM par voie cutanée et thrombose : la science confirme ce qu'on savait déjà

Une vaste étude danoise confirme que les traitements hormonaux de la ménopause par voie orale augmentent le risque de thrombose veineuse. La voie cutanée, utilisée dans 85 % des cas en France, ne présente pas ce surrisque. Une bonne nouvelle pour tes patientes, et un argument de conseil en béton.

La France a eu du flair. 85 % des traitements hormonaux de la ménopause (THM) prescrits en France passent par la voie cutanée, gels ou patchs. Et une vaste étude danoise vient de confirmer que c'est la bonne option sur le plan du risque thromboembolique.

La voie orale, elle, est clairement associée à un surrisque de formation de caillots sanguins, selon cette recherche publiée en 2026. La différence ? La voie cutanée évite le premier passage hépatique. Résultat : pas d'effet pro-coagulant sur les facteurs de la coagulation synthétisés par le foie.

Ce n'est pas une surprise scientifique absolue : les données allaient déjà dans ce sens depuis plusieurs années. Mais là, une vaste cohorte danoise vient verrouiller le message. En médecine, quand une grande étude confirme ce que la pharmacologie prédisait, c'est rassurant.

Pourquoi c'est une bonne nouvelle pour toi ? Parce que tu as forcément des patientes sous THM dans ta file. Elles lisent les médias, elles voient passer des titres anxiogènes sur "les hormones et les caillots". Et elles arrivent au comptoir avec des questions.

Ton rôle de conseil est clair : la voie cutanée, c'est la pratique majoritaire en France, et c'est précisément celle que la science sécurise. Tu peux le dire, t'appuyer dessus, rassurer sans désinformer.

Attention quand même à ne pas extrapoler : cette étude porte sur le risque thromboembolique, pas sur l'ensemble du profil de sécurité du THM. D'autres risques (cancer du sein selon les molécules et les durées) restent à évaluer au cas par cas avec le médecin prescripteur. Ton conseil ne se substitue pas à la prescription.

Demain matin au comptoir ? Quand une patiente angoissée te demande si son patch va lui donner une phlébite, tu peux lui répondre sereinement : la voie cutanée, c'est précisément celle que les données récentes sécurisent sur ce risque spécifique. Et si elle est sous voie orale, c'est le moment d'en parler avec son gynécologue.

Source : Le Monde Sante