Ebola au Nigeria : la souche Bundibugyo identifiée, voici ce que ça change

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Le Nigeria a confirmé son premier cas de maladie à virus Ebola, de la souche Bundibugyo. Une patiente arrivée d'Ouganda par vol international est en isolement à Abuja. Une situation à surveiller, même depuis une officine française.

Le Nigeria vient de confirmer son premier cas de maladie à virus Ebola, identifié comme appartenant à l'espèce Bundibugyo. La patiente, une femme récemment arrivée à Abuja à bord d'un vol international en provenance d'Ouganda, est en isolement dans un hôpital privé de la capitale nigériane. L'annonce est du ministre nigérian de la Santé, Muhammad Ali Pate.

L'espèce Bundibugyo est l'une des six espèces du genre Ebolavirus. Sa létalité est généralement inférieure à celle de l'espèce Zaire, la plus redoutée, mais elle reste une fièvre hémorragique virale grave. Cette souche s'est déjà propagée à plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, dont l'Ouganda et des pays voisins de la République démocratique du Congo.

Pourquoi un pharmacien français devrait-il s'y intéresser ? Parce que la transmission par vol international, justement mentionnée dans ce cas, est le scénario qui transforme une épidémie africaine en alerte européenne. Les retours de voyageurs, les questions au comptoir sur les risques sanitaires à l'étranger : tout cela démarre à l'officine.

A ce stade, aucun cas importé n'est signalé en Europe. Les autorités sanitaires nigérianes et les organisations internationales suivent la situation. Les sources disponibles ne précisent pas si des contacts du cas index ont été identifiés ni si une enquête épidémiologique est en cours au-delà de l'isolement de la patiente.

L'ANSM et Santé Publique France n'ont pas, à ce stade, émis d'alerte spécifique à destination des officines françaises. Mais l'évolution de la situation mérite d'être suivie, notamment si des voyageurs en provenance du Nigeria ou d'Ouganda se présentent au comptoir avec des symptômes fébriles au retour.

Demain matin au comptoir : reste informé via les bulletins de Santé Publique France. En cas de doute sur un voyageur fébrile revenant d'une zone à risque, le réflexe est d'orienter vers le 15, sans délai.