Quétiapine 50 mg : retour aux préparations magistrales, encore

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Les tensions d'approvisionnement sur la quétiapine 50 mg sont de retour, et elles risquent de durer. L'ANSM encadre la possibilité de remplacer la spécialité par une préparation magistrale en cas d'indisponibilité. Le retour à la normale n'aura finalement tenu que quelques mois.

Décidément, la quétiapine 50 mg n'en finit pas de donner du fil à retordre. L'ANSM vient d'indiquer qu'un retour au dispositif de délivrance via préparations magistrales est nécessaire pour cette spécialité, en raison de tensions d'approvisionnement persistantes.

Le retour à la normale avait pourtant eu lieu, mais il n'aura duré que quelques mois. Les tensions sont de retour, et elles risquent cette fois de s'inscrire dans la durée. L'agence a donc activé le circuit de secours : la préparation magistrale.

Concrètement, qu'est-ce que ça change au comptoir ? Si une ordonnance arrive avec de la quétiapine LP 50 mg, tu délivres la spécialité telle que prescrite tant qu'elle est disponible. En cas d'indisponibilité de la spécialité, tu peux, à titre exceptionnel et temporaire, la remplacer par une préparation magistrale sans nouvelle ordonnance, ce qui suppose d'avoir un accès à un laboratoire de préparation ou de passer par un établissement pharmaceutique habilité.

Pour les patients sous traitement stabilisé, le changement de forme galénique peut être source de stress. L'accompagnement à la délivrance est donc essentiel : expliquer que la molécule est la même, que la posologie suit le tableau d'équivalence de l'ANSM (la préparation est à libération immédiate, parfois en deux prises à 12 h d'intervalle), que c'est une solution transitoire imposée par la situation d'approvisionnement, et inviter le patient à contacter rapidement son médecin si le traitement lui semble agir différemment.

Le cas de la quétiapine illustre une réalité structurelle : les ruptures et tensions de stock sur les médicaments psychiatriques se multiplient, et les préparations magistrales restent le filet de sécurité du système. Ce n'est pas la première fois, ce ne sera pas la dernière.

Pour les officines qui n'ont pas de laboratoire de préparation en interne, l'anticipation est clé : identifier dès maintenant un sous-traitant fiable pour ne pas se retrouver en rade face à un patient en attente de son traitement.