Divarasib contre le KRAS : Roche marque un point fort en oncologie pulmonaire

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Au congrès de l'ESMO, Roche a présenté des données très solides pour le divarasib, un inhibiteur de KRAS ciblant le cancer du poumon. Un signal clinique qui pourrait redessiner la prise en charge de certains patients atteints de CBNPC.

Le congrès de l'ESMO a livré l'une de ses surprises les plus attendues : Roche a présenté un jeu de données jugé parmi les plus impressionnants de l'édition pour son inhibiteur de KRAS, le divarasib, dans le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC).

Pourquoi c'est important ? KRAS est l'une des mutations les plus fréquentes dans les cancers solides, notamment le cancer du poumon, et l'une des plus difficiles à cibler. Pendant des décennies, cette mutation a été considérée comme « indruggable ». L'arrivée du sotorasib (Lumykras, Amgen) puis de l'adagrasib (Krazati, Bristol-Myers Squibb) a ouvert la voie, mais les résultats cliniques restaient perfectibles.

Le divarasib de Roche semble franchir un palier supplémentaire. Les données présentées à l'ESMO montrent des résultats de survie et de réponse tumorale qui ont retenu l'attention des oncologues présents à Madrid. Les sources ne détaillent pas les chiffres exacts des critères de jugement principaux dans l'extrait disponible, mais qualifient l'ensemble de données comme particulièrement convaincant dans le paysage compétitif des inhibiteurs KRAS.

Pour les pharmaciens hospitaliers et d'officine spécialisés en oncologie, cette molécule est à surveiller de très près. Les inhibiteurs KRAS constituent une classe en plein essor, avec des stratégies combinatoires (anti-KRAS plus anti-MEK ou anti-SHP2) déjà en cours d'évaluation.

En France, le divarasib n'a pas encore d'AMM européenne à ce stade : les données de l'ESMO alimentent le dossier d'enregistrement. La procédure centralisée auprès de l'EMA sera l'étape à surveiller dans les prochains mois.

Pour les pharmaciens d'officine, l'impact immédiat est limité, mais l'horizon s'annonce chargé : les inhibiteurs KRAS oraux, s'ils obtiennent des AMM élargies, représenteront une nouvelle classe d'anticancéreux oraux à intégrer dans les entretiens pharmaceutiques.