Parkinson : Aspen Neuroscience lève 140 millions de dollars pour sa thérapie cellulaire

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La biotech californienne Aspen Neuroscience vient d'entrer en bourse avec 140 millions de dollars levés. Son pari : une thérapie cellulaire autologue capable de ralentir, voire stopper la progression de la maladie de Parkinson. Une approche encore en développement, mais qui redessine les perspectives pour 10 millions de patients dans le monde.

10 millions de patients dans le monde vivent avec la maladie de Parkinson, et aucun traitement actuel ne modifie le cours de la maladie. Aspen Neuroscience, biotech basée à San Diego, veut changer ça, et vient de convaincre les marchés de financer cette ambition.

La société a levé 140 millions de dollars lors de son introduction en bourse, rapporte BioPharma Dive. L'argent va financer le développement d'une thérapie cellulaire autologue, c'est-à-dire fabriquée à partir des propres cellules du patient. Le principe : reprogrammer des cellules souches issues du patient pour les différencier en neurones dopaminergiques, puis les implanter dans le cerveau pour compenser la perte neuronale caractéristique de Parkinson.

Aspen n'est pas seule sur ce terrain. Plusieurs autres biotechs explorent des approches similaires, dont certaines travaillent sur des thérapies cellulaires allogéniques (issues de donneurs). La course est lancée, et les enjeux sont considérables : un traitement capable de ralentir la neurodégénérescence changerait radicalement la prise en charge d'une maladie aujourd'hui uniquement symptomatique.

Pour un pharmacien d'officine français, Parkinson est une pathologie quotidienne : ordonnances de lévodopa, de dopaminergistes, entretiens sur l'observance et les fluctuations motrices. Les traitements actuels améliorent la qualité de vie mais ne modifient pas l'évolution. L'arrivée de thérapies modificatrices de la maladie, même à horizon de plusieurs années, transformerait la relation thérapeutique et les discussions au comptoir.

La thérapie d'Aspen est encore en phase de développement clinique, aucune AMM n'est en vue à court terme. Mais 140 millions de dollars, c'est un signal fort que la communauté financière commence à croire que Parkinson peut être traité, pas seulement accompagné.

A suivre de près, même si le comptoir de 2026 ne verra pas encore ce médicament. La R&D d'aujourd'hui, c'est l'ordonnance de demain.