E-commerce : 2026, l'année où ça se durcit vraiment
Taxe de 2€ sur les petits colis depuis mars, nouvelles exigences environnementales : le cadre réglementaire du e-commerce se resserre. De quoi rebattre les cartes entre officines physiques et pure players.
2026 marque un tournant pour le commerce en ligne. Et ça va se ressentir jusqu'au comptoir.
Depuis mars, une taxe de 2€ frappe tous les petits colis de moins de 150€ expédiés depuis l'étranger. L'objectif ? Rééquilibrer la concurrence avec les commerces européens. Pour nos patients habitués aux "bonnes affaires" chinoises sur les compléments alimentaires ou la parapharmacie, ça pique.
Mais ce n'est que le début. La Fevad annonce un calendrier chargé : nouvelles exigences environnementales sur les emballages, encadrement renforcé des pratiques numériques, fiscalité des flux internationaux durcie. Chaque mesure grignote l'avantage prix des plateformes étrangères.
Pour ton officine, c'est plutôt une bonne nouvelle. Tes clients vont peut-être arrêter de commander leurs vitamines à l'autre bout du monde quand l'écart de prix sera ridicule. Ta proximité, tes conseils, ta disponibilité immédiate reprennent de la valeur.
Le e-commerce officinal français, lui, profite de ce rééquilibrage. Pas de taxe supplémentaire, cadre réglementaire maîtrisé, et surtout cette garantie pharmacien que les pure players ne peuvent pas offrir.
Demain matin, explique à tes clients que oui, commander en ligne coûte plus cher qu'avant. Et que non, ce n'est pas un hasard.
Source : Le Moniteur des Pharmacies