Substitution : les excipients à effets notoires remettent tout en jeu

Les EEN compliquent ta vie au comptoir mais c'est la règle : si le princeps en contient, tu peux substituer par un générique avec les mêmes EEN. Si le princeps en est exempt, direction un générique sans EEN.

Les excipients à effets notoires te donnent des sueurs froides au moment de la substitution ? Normal, c'est un piège réglementaire où beaucoup se plantent.

La règle officielle : si le médicament prescrit ne contient pas d'EEN, tu dois choisir une spécialité sans aucun EEN. Si le princeps en contient un ou plusieurs, tu peux substituer par un générique avec les mêmes excipients à risque.

Concrètement, ça change quoi demain matin ? Fini de substituer à l'aveugle. Il faut d'abord vérifier la composition en excipients sur le RCP ou Thériaque. Un Doliprane sans aspartame ne peut pas être remplacé par un générique qui en contient.

L'enjeu n'est pas que réglementaire. Ces excipients peuvent provoquer des réactions chez tes patients sensibles : troubles digestifs avec le lactose, réactions allergiques avec certains colorants, problèmes chez les diabétiques avec les sucres.

Le piège du quotidien ? Les laboratoires ne mettent pas toujours en avant ces excipients sur l'emballage. Il faut creuser dans la notice ou les bases de données. Et expliquer au patient pourquoi tu ne peux pas lui donner "n'importe quel générique".

Résultat : plus de temps passé par substitution, mais une dispensation sécurisée qui protège ton patient et ton officine d'un éventuel effet indésirable évitable.

Source : Le Moniteur des Pharmacies