Cancer du poumon : Lilly cartonne avec Retevmo en adjuvant
Dans l'essai Libretto-432, Retevmo réduit de 83% le risque de récidive en traitement adjuvant chez les patients avec fusion RET. Des résultats qui vont redéfinir la prise en charge précoce.
Lilly vient de frapper fort à l'ASCO avec des résultats "dramatiques" pour Retevmo (selpercatinib) dans le cancer du poumon précoce. On parle d'une réduction de 83% du risque de progression ou de décès en adjuvant.
L'essai Libretto-432 a testé Retevmo chez des patients avec cancer du poumon à fusion RET opéré. Cette mutation concerne 1 à 2% des cancers du poumon non à petites cellules, mais c'est un biomarqueur majeur pour cibler le traitement.
Pourquoi c'est révolutionnaire ? Jusqu'à présent, ces patients n'avaient que la chimiothérapie classique en adjuvant. Avec Retevmo, on passe dans l'ère de la thérapie ciblée post-opératoire.
Côté officine française, Retevmo est déjà disponible en métastatique sous ATU depuis 2021, puis AMM européenne en 2022. Prix de vente hospitalier autour de 15 000€ par mois de traitement. Si l'extension en adjuvant est validée, ça va exploser les volumes.
L'impact pour toi ? Ces patients vont arriver avec des prescriptions de sortie d'hospitalisation. Il faut maîtriser les effets indésirables (diarrhées, hypertension, fatigue) et les interactions médicamenteuses avec les IPP notamment.
Ces résultats positionnent Lilly en leader sur le créneau RET, devant Roche avec Gavreto. La course aux biomarqueurs rare s'intensifie et transforme la cancérologie en médecine de précision.
Source : Fierce Pharma