Réforme de la rémunération officinale : six mois de retard et déjà des tensions
Les travaux de la réforme du modèle économique des officines démarrent avec six mois de retard. Les syndicats montent au créneau face à l'optimisme affiché de l'Assurance maladie qui cache 38 millions d'euros manquants.
Six mois de retard pour une réforme cruciale. Les travaux préparatoires de la réforme du modèle économique des officines patinent depuis janvier.
Le rapport IGF-IGAS a été remis en janvier et la première réunion n'a eu lieu que cette semaine. Un timing qui agace les syndicats, d'autant que les chiffres 2025 de l'Assurance maladie cachent mal la réalité économique du réseau.
La marge réglementée a certes progressé de 2,1% pour atteindre 159 millions d'euros (missions Covid comprises). Mais Pierre-Olivier Variot, président de l'UPSO, pointe un manque à gagner de 38 millions par rapport aux prévisions de l'avenant n°1.
Un écart qui révèle l'optimisme délibéré de la Cnam ? Les syndicats le pensent et comptent bien le faire valoir dans les négociations à venir. D'autant que cette sous-estimation récurrente fragilise la crédibilité des projections économiques.
Le calendrier serré inquiète aussi. Comment bâtir un nouveau modèle de rémunération solide avec six mois de retard sur un dossier aussi complexe ?
Au comptoir demain : cette réforme déterminera tes revenus des prochaines années. Les négociations s'annoncent tendues entre des syndicats remontés et une Assurance maladie aux projections hasardeuses.
Source : Le Moniteur des Pharmacies