L'Ordre des pharmaciens dans le viseur : l'IGF préconise sa suppression

Le rapport de l'Inspection générale des finances publié le 1er juin est sans appel : constats « sévères » et recommandations qui visent directement l'existence même de l'Ordre. Carine Wolf-Thal sort l'artillerie lourde pour défendre l'institution.

L'IGF ne fait pas dans la dentelle. Son rapport sur la « vérification des activités » de l'Ordre des pharmaciens, publié le 1er juin, balance du lourd.

Carine Wolf-Thal, présidente de l'Ordre, contre-attaque et dénonce des constats « sévères » et « volontairement à charge ». Tu parles d'une ambiance au siège rue Borromée. L'institution se défend en pointant du doigt le manque de moyens alloués par l'État pour expliquer une partie des dysfonctionnements relevés.

Mais qu'est-ce qui cloche exactement ? L'IGF épingle visiblement la gestion, l'efficacité des contrôles et questionne même l'utilité de maintenir cette structure. Ça sent le roussi pour nos instances ordinales.

Le timing n'est pas anodin. Avec la réforme en cours du système de santé et les questions récurrentes sur le coût des instances de régulation, l'Ordre se retrouve dans une position délicate. D'autant que les critiques sur les cotisations annuelles et l'efficacité des sanctions disciplinaires ressurgissent régulièrement.

L'institution joue gros. Si les recommandations de l'IGF remontent jusqu'au gouvernement, on pourrait assister à une refonte majeure, voire à une suppression pure et simple. Ça changerait radicalement la donne pour la profession.

Concrètement au comptoir ? Pour l'instant, rien. Mais garde un œil sur les suites données à ce rapport. Ça pourrait redéfinir complètement le cadre déontologique et disciplinaire de notre exercice.

Source : Le Quotidien du Pharmacien