ASCO 2026 : première historique pour la biotech chinoise avec l'ivonescimab

Akeso, un labo chinois, fait sensation au plus grand congrès mondial d'oncologie. Leur molécule ivonescimab bouleverse les codes et annonce une nouvelle ère dans la recherche anticancéreuse mondiale.

L'oncologie mondiale vient de vivre un moment historique à Chicago. Pour la première fois, une biotech chinoise - Akeso - a tenu le haut de l'affiche au congrès ASCO avec des données « nutty » (complètement dingues) sur l'ivonescimab.

Cette molécule bi-spécifique cible à la fois PD-1 et VEGF, une approche innovante qui cartonne dans les essais cliniques. Les résultats présentés montrent une efficacité supérieure aux standards actuels dans plusieurs cancers, notamment le poumon.

Ce qui frappe, c'est la montée en puissance fulgurante de la recherche chinoise. Il y a dix ans, la Chine copiait les molécules occidentales. Aujourd'hui, elle innove et fait référence. L'ivonescimab pourrait bien débarquer en Europe d'ici 2-3 ans.

Pendant ce temps, Washington s'agite et veut limiter les investissements américains dans la biotech chinoise. Un projet de loi vise même à étendre les restrictions du COINS Act au secteur. Mais la science n'a pas de frontières, et les patients s'en fichent de la nationalité des labos.

Cette percée annonce une redistribution des cartes dans l'oncologie mondiale. Après l'hégémonie américano-européenne, place au multipolarisme thérapeutique.

Pour nous en officine ? D'ici quelques années, on dispensera probablement des innovations chinoises. Il va falloir se former sur ces nouvelles approches thérapeutiques qui arrivent à grande vitesse.

Source : Fierce Pharma