Rémunération officinale : le grand chantier est officiellement ouvert
Le 22 juin, les syndicats représentatifs ont été convoqués au ministère de la Santé pour lancer les négociations conventionnelles. Le gouvernement veut aller vite. Très vite. Ce qui se joue là va remodeler ton modèle économique pour 2026 et 2027.
Ca y est, la machine est lancée. Le 22 juin, FSPF et USPO étaient au ministère de la Santé, aux côtés de la CNAM, de la DGS et de la DGOS. Sujet du jour : l'avenir économique des officines. Pas une réunion de plus. L'ouverture officielle des négociations conventionnelles.
Le ministère a affiché une intention claire : aller vite. La lettre de cadrage et l'enquête de représentativité doivent suivre dans les prochaines semaines. On ne parle pas d'un calendrier vague. On parle d'une trajectoire budgétaire qui touche directement tes honoraires, ta ROSP et l'architecture même de ta rémunération.
Ce qui est sur la table ? Une refonte du modèle de rémunération officinale. Les honoraires de dispensation, les missions de santé, le rééquilibrage entre marge commerciale et rémunération à l'acte : tout est potentiellement concerné. L'USPO a communiqué sur des annonces de perspectives pour 2026 et 2027, sans détailler les chiffres à ce stade.
Pourquoi maintenant ? La pression est multiple. D'un côté, le PLFSS 2027 se profile avec une volonté gouvernementale de réduire les dépenses de santé, dont une hausse envisagée du ticket modérateur. De l'autre, les officines rurales ferment, les grilles salariales flirtent avec le SMIC, et les syndicats ont besoin de résultats concrets à montrer.
Le timing est politique autant qu'économique. Stéphanie Rist tient les rênes du ministère. Elle connaît le dossier. Et elle sait que le réseau officinal est sous tension structurelle depuis plusieurs années.
Ce que ça change au comptoir demain matin ? Rien d'immédiat, soyons clairs. Mais suis ces négociations comme le lait sur le feu. Ce qui va sortir de ces discussions va déterminer combien tu seras rémunéré pour chaque acte de demain, et si les nouvelles missions seront enfin valorisées à leur juste niveau. C'est ton avenir conventionnel qui se négocie là.
Source : USPO