Ordonnances numériques : 40% de pénétration, le compteur accélère enfin
40% des ordonnances exécutées en officine sont désormais numériques. Un bond spectaculaire : on était à 10,5% en mars 2025. La montée en puissance est réelle, les blocages persistent quand même. Voilà où on en est vraiment.
10,5% en mars 2025. 25,5% en février 2026. 40% aujourd'hui. Si tu veux voir une courbe qui donne enfin envie, c'est celle-là. L'ordonnance numérique commence à changer concrètement le quotidien de l'officine.
Les chiffres viennent du CTPPN du 30 juin, réunion technique entre syndicats officinaux et Assurance Maladie, exclusivement consacrée à ce sujet. Valérian Ponsinet, président de la commission Convention et SI à la FSPF, qualifie cette progression d'« amélioration notable ». C'est mesuré, mais honnête.
Ce que ça change concrètement. Une ordonnance numérique, c'est moins de friction à la délivrance. Plus de problème de lisibilité, moins de risque d'erreur de retranscription, traçabilité améliorée dans le DP. Et pour les renouvellements, c'est un gain de temps réel pour l'équipe.
Mais 40%, ça veut aussi dire que 60% des ordonnances sont encore papier. Les blocages identifiés lors du CTPPN concernent à la fois les prescripteurs, qui n'ont pas tous migré leurs logiciels, et les dispensateurs, avec des problèmes d'intégration entre certains LGO et le système e-prescription. Les signalements de bugs persistent.
La montée en charge reste donc inégale selon les spécialités médicales et les territoires. Un médecin généraliste en cabinet de groupe connecté, c'est différent d'un spécialiste hospitalier ou d'un médecin remplaçant itinérant.
Ce que ça anticipe pour toi. D'ici fin 2026, l'objectif non officiel tourne autour de 60 à 70% de pénétration. Si ton LGO n'est pas à jour sur la gestion des ordonnances numériques, c'est maintenant qu'il faut appuyer ton éditeur. La montée en charge va s'accélérer.
Au comptoir demain matin : vérifie que ton équipe gère parfaitement le flux e-prescription, notamment la gestion des ordonnances partiellement exécutées et le suivi des renouvellements numériques. C'est là que les bugs terrain remontent le plus souvent.
Source : Le Pharmacien de France