OSyS se généralise : la pharmacie clinique entre dans le droit commun

OSyS, le dispositif de prise en charge officinale de certains symptômes courants, s'étend à de nouvelles situations cliniques. L'UPGF soutient la démarche mais appelle à ne pas brûler les étapes. Pour les pharmaciens, c'est l'avenir du métier qui s'écrit ligne par ligne.

OSyS, tu connais. Officiellement déployé en droit commun depuis juin 2024 pour la pollakiurie et l'odynophagie, le dispositif permet au pharmacien de prendre en charge certains symptômes sans passage préalable chez le médecin. Et là, un nouvel arrêté ouvre la voie à d'autres prises en charge officinales. L'UPGF a réagi, et sa position mérite d'être lue.

Le syndicat soutient la généralisation d'OSyS : 'ça va dans le sens de l'histoire'. Mais il met un bémol important : il ne faut pas brûler les étapes. Autrement dit, chaque nouvelle indication doit être fixée par arrêté ministériel, avec les protocoles qui vont avec. Pas question d'improviser.

Et c'est là que ça devient intéressant pour l'avenir du métier. OSyS, c'est la matérialisation réglementaire de la pharmacie clinique à l'officine. Le pharmacien qui évalue, qui oriente, qui traite dans un cadre défini. Plus de délivrance mécanique : une consultation pharmaceutique structurée, tracée, potentiellement rémunérée.

Le Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) s'inquiète d'un 'effacement progressif' du médecin dans le parcours de soins, notamment via OSyS et les pratiques avancées infirmières. C'est le grand débat du partage de compétences interprofessionnel. Les médecins y voient une menace, les pharmaciens y voient une opportunité.

Côté syndicats pharmaciens : l'UPGF soutient la généralisation avec prudence. À ce stade, la FSPF et l'USPO ne se sont pas exprimées publiquement sur cette extension spécifique telle que relayée par l'UPGF.

Sur le fond, la logique est imparable : accès aux soins en tension, déserts médicaux, médecins saturés. Le pharmacien de proximité est là, formé, disponible 6 jours sur 7. OSyS, c'est la réponse réglementaire à une réalité de terrain que tu vis déjà chaque jour.

Demain matin au comptoir : surveille les prochains arrêtés qui fixeront les nouvelles indications OSyS. Chaque nouvelle ligne, c'est un acte supplémentaire que tu pourras valoriser. Et forme ton équipe dès maintenant aux protocoles existants : la pollakiurie et l'odynophagie, c'est déjà en droit commun.

Source : UPGF