Cybersécurité à l'officine : la FSPF et l'ANSSI passent à l'action
Les cyberattaques sur les officines ne relèvent plus de la science-fiction. La FSPF s'est associée à l'ANSSI pour proposer des solutions concrètes à ses adhérents. Tour d'horizon de ce que ça implique pour ton système d'information.
Une cyberattaque sur une pharmacie, c'est pas juste un PC planté. C'est le logiciel de dispensation hors service, le DP inaccessible, les ordonnances bloquées, les Dossiers Patients qui fuitent. Et potentiellement une fermeture administrative le temps de remettre les systèmes en état. La menace est réelle, documentée, et le secteur de santé est une cible prioritaire des hackers.
La FSPF a décidé de prendre le sujet à bras-le-corps en s'associant à l'ANSSI, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. Courant juin, des ressources et solutions ont été proposées aux adhérents du syndicat pour améliorer leur "maturité cyber". C'est le terme exact, et il est bien choisi : la cybersécurité, c'est pas un état binaire sécurisé/pas sécurisé, c'est un niveau de préparation qui s'améliore progressivement.
Côté équilibre syndical, à ce jour ni l'USPO ni l'UPGF ne semblent s'être exprimées publiquement sur une démarche similaire. Ce n'est pas forcément un désintérêt : d'autres syndicats travaillent peut-être le sujet en interne ou via d'autres partenaires. À suivre.
Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire pour toi ? L'ANSSI met à disposition gratuitement du contenu de sensibilisation, des guides pratiques (disponibles sur cyber.gouv.fr) et des outils de diagnostic. La FSPF joue ici le rôle d'intermédiaire pour contextualiser ces ressources à l'officine. C'est utile parce que les guides génériques ANSSI ne parlent pas de LGO, de DP ou de serveur de tiers payant.
Les points de vigilance prioritaires pour une officine : les mots de passe partagés entre postes, les mises à jour logicielles repoussées, les sauvegardes non testées, les clés USB personnelles branchées sur les postes professionnels, et l'absence de plan de continuité d'activité en cas d'incident.
Demain matin au comptoir : profite d'un moment calme pour aller sur cyber.gouv.fr et faire le diagnostic MonAideCyber en 30 minutes. C'est gratuit, sans engagement, et ça peut t'éviter un cauchemar de 3 semaines.
Source : FSPF