Mesure de la PA officiellement inscrite dans les missions du pharmacien

C'est désormais dans la loi. La LOI n° 2026-668 du 27 juillet 2026 intègre officiellement la mesure de la pression artérielle parmi les missions de prévention du pharmacien d'officine. La France se dote aussi d'une stratégie nationale contre les maladies cardio-neuro-vasculaires. Ton tensiomètre n'est plus un gadget, c'est un outil légal.

Ça y est, c'est écrit noir sur blanc au Journal officiel. La LOI n° 2026-668 du 27 juillet 2026 visant à doter la France d'une stratégie nationale de lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires modifie le code de la santé publique et inscrit officiellement la mesure de la pression artérielle parmi les missions de prévention du pharmacien.

Concrètement, la loi modifie l'article L. 1411-6-2 du CSP relatif aux rendez-vous de prévention. Ces rendez-vous intégreront désormais un volet dépistage cardiovasculaire et une sensibilisation renforcée aux facteurs de risque. Le pharmacien est explicitement dans la boucle.

Et c'est une vraie bonne nouvelle. Pourquoi ? Parce que depuis des années, tu fais des mesures de PA au comptoir, tu donnes des conseils hygiéno-diététiques, tu dépistes des HTA méconnues. Mais sans base légale explicite, c'était du bon sens officinal sans reconnaissance formelle. Désormais, c'est une mission reconnue par la loi.

La loi prévoit aussi que, lors des rendez-vous de prévention, le professionnel de santé peut "mettre à la disposition du patient des outils de repérage précoce validés scientifiquement, notamment dans l'espace numérique de santé." Une porte ouverte vers des outils connectés intégrés au parcours patient.

Attention : la loi pose le cadre, mais les modalités de rémunération de cet acte de prévention cardiovasculaire au comptoir ne découlent pas automatiquement du texte. La revalorisation conventionnelle éventuelle passera par un avenant à la convention pharmaceutique. À surveiller de près côté FSPF et USPO dans les prochaines négociations.

Ce que ça change demain matin : tu as une légitimité légale renforcée pour proposer une mesure de PA à tout patient à risque qui passe ton comptoir. Forme ton équipe préparatrice à identifier les signaux d'alerte. Et si tu n'as pas encore de tensiomètre validé et étalonné en officine, c'est le moment d'y penser.

Source : LegiRSS Pharmacie