Rendez-vous de prévention : ce qui change vraiment pour toi dès octobre

Un nouvel arrêté du 28 juillet 2026 refond le cadre réglementaire des rendez-vous de prévention. Le plan personnalisé de prévention devient obligatoire et doit être remis au patient à l'issue de l'entretien. Entrée en vigueur le 1er octobre 2026 : il reste deux mois pour s'organiser.

L'arrêté du 28 mai 2024, c'est fini. Dès le 1er octobre 2026, c'est le nouvel arrêté du 28 juillet 2026 qui s'applique pour les rendez-vous de prévention.

La grande nouveauté ? Le plan personnalisé de prévention (PPP) devient obligatoire. Ce n'est plus une option ou une bonne pratique : il doit être élaboré avec le patient pendant l'entretien et remis à l'issue de celui-ci. Si tu n'avais pas encore mis en place une trame systématique, c'est le moment.

Sur le fond, le dispositif ne change pas en profondeur. Les rendez-vous de prévention restent des entretiens gratuits proposés à des âges clés de la vie, centrés sur les comportements favorables à la santé. Le texte renforce surtout le cadre réglementaire autour d'un outil déjà connu.

Nouveauté côté effecteurs : les kinésithérapeutes rejoignent officiellement la liste des professionnels habilités à réaliser ces bilans dès octobre. Ça élargit le dispositif, mais ça veut aussi dire que la concurrence sur ce créneau s'intensifie. Autant être en ordre de marche avant eux.

Côté intégration dans les outils : l'arrêté prévoit que le PPP soit intégré au dossier médical partagé (DMP) du patient. Pour les officines équipées de logiciels compatibles, c'est à anticiper avec ton éditeur.

Concrètement, ce qui change au comptoir le 1er octobre : tu ne peux plus conclure un rendez-vous de prévention sans remettre un document écrit personnalisé au patient. La traçabilité est donc renforcée, et c'est ce document qui justifiera ta facturation auprès de l'Assurance Maladie.

Deux mois, c'est court. Mets à jour ta procédure interne, forme ton équipe sur le PPP, et vérifie que ton logiciel est prêt à générer ce document. Le train de la prévention ne va pas s'arrêter pour ceux qui ne sont pas montés dedans.

Source : Le Moniteur des Pharmacies