L'ANEPF veut des pharmaciens au coeur du premier recours, et c'est une bonne nouvelle pour toi
Matthéo de Faria, nouveau président de l'ANEPF, élu à l'unanimité, affiche une ambition claire : faire des pharmaciens des acteurs à part entière des soins de premier recours. Il veut aussi améliorer la lisibilité de la filière auprès des lycéens. Une génération qui arrive avec des convictions, c'est plutôt rassurant.
Des étudiants en pharmacie qui veulent se battre pour leur place dans le système de soins. Ca change des vocations qui s'arrêtent au comptoir.
Matthéo de Faria vient d'être élu à l'unanimité à la tête de l'ANEPF, l'association nationale des étudiants en pharmacie de France. Et il ne mâche pas ses mots : son mandat sera placé sous le signe de l'engagement dans les soins de premier recours. Pas juste délivrer et encaisser. Être acteurs, au sens plein du terme.
Deux priorités affichées. D'abord, renforcer la lisibilité de la filière pharmacie. Le constat est posé sans détour : beaucoup de lycéens, et même des étudiants, ne savent pas vraiment ce que fait un pharmacien au quotidien. Quand on recrute des talents, c'est un problème structurel. Si les jeunes n'imaginent pas la diversité des débouchés (officine, hôpital, industrie, recherche, biologie), on perd des vocations avant même qu'elles germent.
Deuxième axe : positionner le pharmacien comme pivot du premier recours. Ce n'est pas une nouveauté dans le discours politique, mais le fait que ça vienne d'une organisation étudiante élue à l'unanimité, c'est un signal fort sur les attentes de la génération qui va prendre tes comptoirs dans 5 à 10 ans.
Pourquoi c'est une bonne nouvelle pour toi, pharmacien titulaire ou adjoint aujourd'hui ? Parce que les batailles que tu mènes sur la reconnaissance des missions (entretiens pharmaceutiques, bilan de médication, vaccination, TROD) auront d'autant plus de force si la relève arrive déjà convaincue de leur légitimité. Une profession qui ne croit pas en elle-même ne convainc pas les tutelles.
Et la continuité revendiquée par Matthéo de Faria par rapport à l'équipe précédente, c'est aussi un gage de cohérence dans les négociations avec les pouvoirs publics. Les dossiers longs (refonte des études, reconnaissance du diplôme en Europe, missions élargies) n'avancent que si le même cap est tenu sur plusieurs mandats.
Demain matin : si tu accueilles des étudiants en stage, parle-leur de ce qui te passionne dans ton exercice. Ils construiront la profession de demain avec ce que tu leur transmets aujourd'hui.
Source : Le Moniteur des Pharmacies