Biosimilaires : 150 millions d'euros sur la table, t'es prêt ?
Le mécanisme « tiers payant contre biosimilaire » entre en vigueur en septembre 2026. Le plafond des remises à 20 % pourrait générer 150 à 160 millions d'euros supplémentaires par an pour le réseau. Mais un quart des officines capte déjà la moitié des volumes : la redistribution ne sera pas automatique.
150 à 160 millions d'euros par an. C'est ce que peut générer le nouveau plafond de remises à 20 % sur les biosimilaires, selon Le Moniteur des Pharmacies. On ne parle pas d'argent de poche.
Dès septembre 2026, le mécanisme « tiers payant contre biosimilaire » entre en vigueur. Concrètement : si le patient refuse le biosimilaire proposé, il avance les frais. Un levier de substitution costaud, qui place le pharmacien en position-clé dans la chaîne de valeur.
Mais voilà le hic. Un quart des officines concentre déjà 50 % des volumes de biosimilaires dispensés. Les pharmacies proches des hôpitaux et des cabinets de spécialistes partent avec une longueur d'avance structurelle. Pas de miracle pour la pharmacie de village sans rhumato au coin de la rue.
Plusieurs bio-blockbusters arrivent à maturité de brevet dans les prochains mois. Le pipeline biosimilaire s'étoffe : adalimumab, étonercepte, insulines, agents stimulant l'érythropoïèse... Les volumes potentiels sont réels. La question n'est plus « est-ce que ça va arriver » mais « est-ce que mon équipe est prête ».
Et justement : l'URPS Pharmacie PACA a lancé un championnat régional sur la substitution des biosimilaires à partir du 1er septembre. Format ludique, objectif sérieux : consolider les connaissances de toute l'équipe officinale. Une idée à dupliquer ailleurs ?
La substitution biosimilaire n'est pas qu'un acte technique. C'est un acte économique. Chaque substitution réussie, c'est une remise fournisseur qui entre dans la marge nette. Et avec le contexte de pression sur les honoraires, chaque levier compte.
Demain matin au comptoir : vérifie que ton équipe sait identifier les groupes biosimilaires substituables, connaît le bon discours patient en cas de refus, et que ton logiciel est paramétré pour alerter à la dispensation. Le tiers payant contre biosimilaire, ça se prépare, pas ça s'improvise.
Source : Le Quotidien du Pharmacien / Le Moniteur des Pharmacies