Convention pharmaceutique : la lettre de cadrage se fait attendre, la tension monte

La lettre de cadrage attendue depuis juillet n'est toujours pas arrivée au 2 septembre. Les syndicats s'impatientent et la dénonciation de la convention est sur la table. Ce dossier concerne directement ta rémunération de demain.

La lettre de cadrage était attendue courant juillet. On est en septembre. Toujours rien.

Cette lettre, c'est le préalable indispensable à l'ouverture de nouveaux travaux conventionnels. Sans elle, pas de négociations sur la rémunération officinale. Pas d'honoraires revalorisés. Pas d'avenant. Rien.

Selon Le Moniteur des pharmacies, le dossier aurait pris du retard côté ministère. Les réunions de concertation organisées avant l'été entre syndicats de pharmaciens et directions du ministère n'ont pas débouché sur un calendrier clair.

Et maintenant ? La dénonciation de la convention pharmaceutique est ouvertement évoquée. Ce serait un signal fort, voire un coup de pression majeur sur l'Assurance Maladie et le ministère. Une convention dénoncée, c'est un retour aux tarifs réglementaires bruts, sans les honoraires conventionnels négociés. Pour les officines, l'impact serait immédiat sur la rémunération à l'acte.

On attend la position officielle de la FSPF et de l'USPO. À ce stade, les deux organisations n'ont pas formalisé de communiqué conjoint, mais les tensions sont réelles des deux côtés du spectre syndical. L'UPGF n'a pas non plus réagi publiquement à ce stade.

Ce que ça change au comptoir ? Rien demain matin, techniquement. Mais la ROSP, les honoraires de dispensation, les entretiens pharmaceutiques rémunérés... tout ça repose sur le cadre conventionnel. Si ce cadre est fragilisé, c'est ta rémunération globale qui est en jeu. Surveille ce dossier comme le lait sur le feu.

Source : Le Moniteur des Pharmacies