HPV : l'INCa appelle les pharmaciens à aller chercher les 11-26 ans

L'Institut national du cancer sort un appel clair aux pharmaciens : sensibilisez les parents et les jeunes jusqu'à 26 ans à la vaccination HPV en officine. La couverture vaccinale progresse, mais reste insuffisante. Et l'officine, c'est le point de contact le plus accessible pour ces populations.

L'INCa est direct : les pharmaciens sont des acteurs clés pour booster la couverture vaccinale HPV. Et c'est une bonne nouvelle, parce que ça reconnaît officiellement notre rôle au-delà du simple dispensaire.

La couverture vaccinale contre les cancers liés aux papillomavirus humains (HPV) progresse chaque année en France. Mais elle reste en deçà des objectifs de santé publique. Pour rappel, les HPV sont responsables de la quasi-totalité des cancers du col de l'utérus, mais aussi de cancers oropharyngés, anaux, vulvaires et péniens. Le vaccin, lui, est efficace, sûr, et remboursé.

L'INCa invite les pharmaciens à deux choses concrètes : sensibiliser les parents et les jeunes jusqu'à 26 ans, et leur rappeler qu'ils peuvent être vaccinés directement à l'officine. Parce que beaucoup l'ignorent encore. Le pharmacien reste le professionnel de santé le plus accessible, sans rendez-vous, sans délai, souvent dans le quartier.

Sur le cadre réglementaire : le pharmacien formé est bien autorisé à vacciner contre le HPV les patients âgés de 11 ans et plus (et en pratique, le vaccin HPV est indiqué dans le calendrier vaccinal dès 11 ans). La condition : avoir suivi la formation à la vaccination requise. Si ce n'est pas encore le cas dans ton équipe, c'est le moment d'y penser avant la rentrée vaccinale.

Côté comptoir, c'est une opportunité concrète. La consultation spontanée d'un jeune ou d'un parent pour un conseil quelconque devient une porte d'entrée pour aborder le HPV. Pas besoin d'un long discours : une question, un rappel, un dépliant INCa. L'essentiel c'est d'oser aborder le sujet.

Demain matin : vérifie que ton équipe est briefée sur le remboursement (pris en charge à 100% jusqu'à 14 ans, puis selon le régime habituel), les schémas posologiques selon l'âge, et le stock en officine. C'est le genre de mission qui valorise vraiment notre rôle de santé publique, et qui ne coûte rien à démarrer.

Source : Le Quotidien du Pharmacien