Beyfortus vs Abrysvo : l'ANSM tire la sonnette d'alarme sur les confusions
La campagne RSV vient de s'ouvrir et les erreurs medicamenteuses entre Beyfortus et Abrysvo sont deja au rendez-vous. L'ANSM appelle les pros de sante a la vigilance. Au comptoir, c'est toi la derniere ligne de defense.
La campagne de prevention contre les infections respiratoires syncytiales (VRS) vient de s'ouvrir en metropole. Et l'ANSM sort directement le drapeau rouge.
Le probleme ? Les erreurs medicamenteuses entre Beyfortus (nirsevimab, anticorps monoclonal pour le nourrisson) et Abrysvo (vaccin RSV pour la femme enceinte ou les seniors) sont encore trop nombreuses. Deux produits, deux mecanismes d'action, deux populations cibles. Et pourtant, la confusion persiste.
Et devinez quoi ? Ce n'est pas une premiere. L'ANSM avait deja alerte la saison derniere. Rebelote en 2026. Ca ne rigole pas : administrer le mauvais produit a la mauvaise personne, c'est une erreur medicamenteuse grave avec des consequences directes sur la securite du patient.
Concrètement, Beyfortus est indique chez le nourrisson et le jeune enfant pour une immunisation passive : c'est un anticorps, pas un vaccin. Il ne genere pas de reponse immunitaire active. Abrysvo, lui, est un vaccin : il est indique chez la femme enceinte (pour proteger le nouveau-ne via transfert placentaire) et chez les adultes de 60 ans et plus.
Les sources de confusion sont multiples : noms proches dans les systemes de gestion, conditionnements similaires, prescriptions parfois ambigues. Un cocktail explosif en periode de rush automnal.
Ta mission au comptoir : verifier systematiquement l'indication, l'identite du patient et la coherence de l'ordonnance avant toute dispensation. C'est le moment de briefer toute l'equipe, preparateurs inclus. Une fiche memo visible en zone de dispensation, c'est pas du luxe.
L'ANSM met les professionnels de sante devant leurs responsabilites. A toi de relayer le message en interne. La campagne RSV, c'est une opportunite de valoriser le role du pharmacien dans la securisation du parcours vaccinal. Pas la peine de la griller avec une confusion evitable.
Source : Le Quotidien du Pharmacien