Le saviez-vous ? La cocaïne a été le premier anesthésique local

Avant la lidocaïne et la novocaïne, les chirurgiens utilisaient de la cocaïne pure pour endormir leurs patients. Une révolution née d'une feuille de coca mâchée par les Incas.

Imagine un peu : en 1884, les chirurgiens opéraient encore à vif ou avec du chloroforme qui tuait un patient sur dix. Carl Koller, un jeune médecin viennois passionné d'ophtalmologie, cherchait désespérément un moyen d'anesthésier l'œil sans endormir tout le patient.

Tout bascule quand son pote Sigmund Freud (eh oui, LE Freud !) lui refile de la cocaïne qu'il étudie pour ses effets antidépresseurs. Koller remarque que sa langue devient insensible après avoir goûté la poudre blanche. Eureka !

Le 15 septembre 1884, il teste sur l'œil d'une grenouille, puis sur celui d'un chien, et enfin sur le sien. Miracle : anesthésie parfaite, patient conscient. En quelques mois, la cocaïne révolutionne la chirurgie mondiale.

Mais le revers de la médaille arrive vite : addiction, overdoses, morts suspectes. Les chirurgiens réalisent qu'ils ont créé un monstre. En 1905, Alfred Einhorn invente la procaïne (Novocaïne), puis vient la lidocaïne en 1943.

Aujourd'hui, quand tu vends de la crème à la lidocaïne ou que ton dentiste t'injecte un anesthésique local, tu peux remercier cette découverte accidentelle. Heureusement, on a gardé l'efficacité et viré l'addiction !

Source : Pharm'Alpha