Le saviez-vous ? Le premier antiseptique était un vin qu'on buvait avant d'opérer
En 1867, Joseph Lister révolutionne la chirurgie avec l'acide phénique. Mais avant lui, les chirurgiens se contentaient de boire du vin... et d'en verser sur les plaies !
Imagine la scène : salle d'opération en 1860, le chirurgien arrive avec une bouteille de bordeaux. Il en boit un coup pour se donner du courage, et verse le reste sur la plaie du patient. "Antisepsie" à l'ancienne !
Avant Lister, on pensait que l'alcool fort purifiait tout. Eau-de-vie, vin rouge corsé, même du rhum : tout y passait. Les chirurgiens en arrosaient généreusement les instruments, les mains, et surtout les blessures. Le patient hurlait, mais au moins "c'était désinfecté".
Tout bascule quand Joseph Lister, chirurgien écossais, découvre les travaux de Pasteur sur les microbes. En 1867, il teste l'acide phénique (extrait du goudron de houille) sur un gamin de 11 ans avec une fracture ouverte. Miracle : pas d'infection ! La plaie cicatrise proprement.
Mais ses collègues se moquent : "Lister et son acide puant !" L'odeur était effectivement infecte, et ça brûlait la peau des chirurgiens. Certains préféraient encore leur petit verre de cognac d'avant-opération.
Il faudra 20 ans pour que l'antisepsie de Lister s'impose. Résultat : la mortalité post-opératoire chute de 50% à 15%. Fini le temps où on amputait par principe "pour éviter la gangrène".
Aujourd'hui, quand tu vends une solution antiseptique à base de chlorhexidine ou d'alcool modifié, pense à ce bon vieux Joseph qui a remplacé le pinard par la chimie !
Source : Pharm'Alpha