Le saviez-vous ? Le premier oxymètre fonctionnait avec des ampoules colorées

En 1935, un ingénieur allemand révolutionne la médecine en inventant un appareil capable de mesurer l'oxygène dans le sang... sans prise de sang ! Son secret ? Des lumières rouge et infrarouge qui traversent l'oreille.

Karl Matthes, ingénieur berlinois, cherche en 1935 un moyen de surveiller l'oxygénation des pilotes d'altitude. Son eureka ? Il remarque que le sang change de couleur selon sa teneur en oxygène.

Son premier prototype ressemble à une lampe de bureau bricolée. Deux ampoules colorées - une rouge, une infrarouge - éclairent le lobe de l'oreille du patient. Un photodétecteur de l'autre côté capte la lumière qui traverse les tissus. Génial mais encombrant : l'appareil pèse 30 kilos !

Le twist ? Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés récupèrent cette technologie allemande pour équiper leurs sous-marins. Problème : ils ne comprennent pas tout le principe et bricolent des versions approximatives.

Il faudra attendre 1972 pour que Takuo Aoyagi, ingénieur japonais, perfectionne le système. Il découvre qu'en mesurant les pulsations, on peut ignorer les tissus et ne mesurer que le sang artériel. Révolutionnaire !

Aujourd'hui, ce petit clip qu'on pose sur ton doigt au moindre passage aux urgences descend directement de ces ampoules berlinoises. Et quand tu vois un patient avec une saturation à 85%, tu peux remercier Karl et ses bricolages lumineux !

De l'oreille éclairée au bout du doigt : parfois, les plus grandes révolutions médicales naissent des idées les plus simples.

Source : Pharm'Alpha