Le saviez-vous ? La première machine à dialyse était fabriquée avec des boyaux de saucisse
En 1943, un médecin hollandais a sauvé une jeune femme avec une machine révolutionnaire construite dans sa cuisine. Les composants ? Du cellophane, des tubes d'arrosage et des boyaux de charcutier.
Imagine la scène : nous sommes en 1943, en pleine occupation allemande aux Pays-Bas. Willem Kolff, un jeune médecin de 32 ans, voit mourir ses patients d'insuffisance rénale sans pouvoir rien faire. Alors il décide de construire lui-même une machine pour nettoyer le sang.
Son laboratoire ? Sa propre cuisine. Ses matériaux ? Du cellophane récupéré chez un fabricant de saucisses, des tubes d'arrosage de jardin, et un tambour de machine à laver bricolé. Le tout assemblé avec des moyens de fortune, sous le nez des nazis qui ignorent qu'une révolution médicale se prépare dans cette cuisine hollandaise.
La première patiente à survivre grâce à cette machine de fortune s'appelle Sofia Schafstadt. Cette collaboratrice nazie de 67 ans arrive mourante à l'hôpital en septembre 1945. Kolff hésite : doit-il sauver quelqu'un qui a trahi son pays ? Il choisit la médecine avant la politique.
Le traitement dure 11 heures. Sofia sort de son coma, ses reins se remettent à fonctionner. Elle vivra encore 7 ans. Kolff vient d'inventer la dialyse moderne avec des boyaux de charcuterie.
Le plus fou dans l'histoire ? Kolff a ensuite donné gratuitement ses plans à quiconque voulait reproduire sa machine. Aucun brevet, aucun profit. Juste l'envie de sauver des vies.
Aujourd'hui, plus de 3 millions de personnes dans le monde dépendent de la dialyse pour survivre, grâce à cette machine née dans une cuisine avec des restes de charcuterie.
Source : Pharm'Alpha