Le saviez-vous ? On soignait l'épilepsie avec du crâne humain en poudre

Pendant des siècles, le traitement numéro un contre l'épilepsie, c'était du crâne humain réduit en poudre fine. Pas une légende urbaine : on le retrouve dans les pharmacopées officielles jusqu'au XVIIIe siècle. Et le pire ? Les médecins juraient que ça marchait.

Accroche-toi bien, parce que celle-là elle dépasse tout ce qu'on t'a appris à la fac.

Au XVIIe siècle, si tu avais des convulsions épileptiques, ton médecin te prescrivait de la Cranium humanum. Autrement dit : du crâne humain broyé, réduit en poudre fine, mélangé à du vin ou du miel, et avalé cul sec. C'est pas un remède de sorcière de banlieue - c'est dans la Pharmacopée du Collège Royal de Londres de 1678, en toutes lettres, en latin, avec dosage recommandé.

La logique derrière tout ça ? La médecine humorale de Galien, toujours elle. Le cerveau étant le siège supposé de l'épilepsie, on pensait que les « vertus » du crâne humain - de préférence d'un mort violent, genre pendu ou décapité, pour une énergie maximale - allaient contrebalancer les déséquilibres responsables des crises.

Et voilà le twist : les crânes en question se négociaient cher. Très cher. Les apothicaires avaient des fournisseurs attitrés - bourreaux, fossoyeurs, chirurgiens militaires - qui livraient la marchandise après les exécutions ou les batailles. C'était un commerce structuré, avec des tarifs et des certificats d'origine. Le crâne irlandais était réputé particulièrement efficace, paraît-il.

On appelait ça plus globalement la Mumia - une catégorie entière de remèdes à base de restes humains (graisse, sang, os) qui figurait dans les officines européennes pendant plus de quatre siècles. Pas un usage marginal : une pratique mainstream, prescrite par les meilleurs médecins du moment.

Le dernier usage médical documenté de la Mumia en Europe date des années 1750. Soit à peine 270 ans derrière nous.

Ça replace les débats sur l'homéopathie dans une certaine perspective, non ? Et la prochaine fois qu'un patient te demande si ton médicament est « naturel »... tu sais quoi lui répondre.

Source : Pharm'Alpha