Avenant 3 : la tension artérielle entre dans l'ère officinale
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La réunion du 6 octobre avec l'Assurance maladie dessine une nouvelle mission de dépistage et de suivi de l'HTA en officine. Le calendrier se précise, les contours aussi. Ce que ça change concrètement au comptoir.
Dix-sept millions d'hypertendus en France, dont plus de six millions qui l'ignorent. Ce chiffre, les pharmaciens le connaissent. L'Assurance maladie aussi, et elle compte bien mettre les officines à contribution pour le réduire.
La première séance concrète de négociation autour de l'avenant n° 3, tenue le 6 octobre, a posé les jalons d'une mission très attendue : la prise en charge du dépistage et du suivi tensionnel en officine. Selon Le Moniteur des Pharmacies, la CNAM a acté que le suivi de la tension artérielle sera intégré au périmètre de l'avenant. C'est une avancée réelle, même si les modalités précises, rémunération, fréquence, population cible, ne sont pas encore arrêtées à ce stade.
L'avenant n° 3 doit également confier deux autres nouvelles missions aux pharmaciens d'officine, selon Le Pharmacien de France. La FSPF espère boucler les négociations avant la fin de l'année, s'appuyant sur les travaux préparatoires déjà réalisés. L'USPO, de son côté, n'a pas encore communiqué publiquement sur l'état d'avancement de cette séance de travail au moment de la publication de cet article.
Une chose est claire : ce n'est pas encore un texte opposable. Un avenant doit être négocié, signé, puis publié au Journal officiel pour être applicable. Tant que ce n'est pas fait, aucune rémunération ne peut être facturée à l'Assurance maladie pour cet acte. Prudence donc sur les annonces prématurées.
Ce qui se dessine, en revanche, c'est une logique de rémunération du temps pharmaceutique plutôt que du volume de boîtes, cohérente avec la ligne défendue par la FSPF. Fabrice Camaioni l'a répété lors de son Live hebdomadaire : "Il faut rémunérer le temps pharmaceutique, pas seulement les boîtes."
Les 17 millions d'hypertendus, les brassards déjà dans les officines, la proximité du réseau. Tous les ingrédients sont là. Il reste à transformer l'essai réglementaire et conventionnel.
Au comptoir demain matin : rien ne change encore sur le plan tarifaire. Mais si tu n'as pas encore de brassard homologué et de protocole de traçabilité en place, c'est le bon moment pour y penser.